Il n’y a qu’un Beethoven

Date : samedi 28 novembre 2020 - 14h30 - 16h00 - - 0

En partenariat avec la Sophily

Conférence musicale par Elisabeth Brisson, agrégée et docteur en histoire

« Il n’y a qu’un Beethoven »

Cette expression apocryphe qui est prêtée à Beethoven correspond toutefois à ce qu’il représente :  ni « classique », ni « romantique », il constitue une catégorie unique. Né en 1770 à Bonn, ville rhénane dans laquelle résidait le prince électeur de Cologne (depuis la fin du XVIe siècle), il est élevé dans une famille de musiciens de cour tout en bénéficiant de la diffusion des idées nouvelles (les Lumières). Il reçoit ainsi une formation musicale et culturelle très large et très solide. Rapidement perçu comme un génie en herbe, en fin 1792 il est envoyé à Vienne parfaire sa formation musicale. Jeune homme ambitieux d’un peu plus de vingt ans, il adopte une « politique musicale » efficace combinant la protection de mécènes, la mise en concurrence des éditeurs de musiques, la presse musicale, les concerts publics. C’est dans ce contexte viennois, qu’il compose dans les genres alors appréciés des mélomanes : la sonate pour piano, la musique de chambre, le concerto, la symphonie, l’opéra, dépassant chaque fois l’horizon d’écoute de ses contemporains par son exigence impérieuse de renouvellement.

Je propose une conférence en trois parties :

I/ D’où vient Beethoven ? (Contexte musical, social, intellectuel, esthétique, géopolitique).

II/ Qu’a-t-il fait ? (Il a donné ses lettres de noblesse à la musique instrumentale, en employant divers moyens).

III/ Pour quels résultats ? (Pour une conception de la création musicale bouleversée : il y a un avant et un après Beethoven).

En conclusion : Comment sortir Beethoven de l’idéalisation et de la divinisation qui font écran à sa vérité ?