Après avoir présenté les sérénades et divertissements composés par Mozart pour Salzbourg il y a deux ans, Yves Jaffrès poursuit dans la même direction la découverte des œuvres de circonstance, cette fois, composées dans une Vienne qui découvrait tout l’intérêt des pièces pour instruments à vent (sextuors et octuors).
Le nec plus ultra de toute cette production est incontestablement la Gran Partita K. 361 composée pour une circonstance qui lui tenait à cœur : son propre mariage avec Constance Weber. C’est du moins l’une des hypothèses retenues par plusieurs musicologues. De plus ses dimensions, sa construction, ses sonorités font que cette œuvre unique échappe à toute classification, tout en nous dévoilant l’amour de Mozart pour les sonorités des vents qu’il combine avec un art consommé dans des pages contrastées et souvent absolument sublimes.
Professeur agrégé d’Education musicale en retraite, Yves Jaffrès a enseigné dans plusieurs Lycées de Lyon (La Martinière-Duchère, Jean-Perrin, Lycée du Parc) et il a été chargé de cours au Département Musique et Musicologie de l’Université Lumière Lyon 2.
Docteur en Musicologie, ses travaux portent sur la musique française au xviiie siècle (Thèse sur Michel Corrette et publications diverses, dont des articles de Dictionnaires).
Conférencier, il donne, entre autres, chaque année une conférence sur un aspect de la musique de Mozart.
En 2014 il a publié une biographie de Mozart (éditions bleu nuit). Il est aussi organiste titulaire de l’église Saint-Denis de la Croix-Rousse.

